
Nourriture japonaise : le guide gourmand pour organiser un voyage en autonomie
Vous tapez « nourriture japonaise » dans Google avant votre départ pour le Japon ? Vous cherchez sans doute deux choses en même temps : une carte mentale de ce qu'il faut goûter, et une méthode pour…
Vous tapez « nourriture japonaise » dans Google avant votre départ pour le Japon ? Vous cherchez sans doute deux choses en même temps : une carte mentale de ce qu'il faut goûter, et une méthode pour caser ces repas dans votre itinéraire sans passer la moitié du voyage à faire la queue. Ce guide fait les deux.
Réponse courte : la cuisine japonaise ne se résume pas au sushi. C'est un éventail immense de plats régionaux, quotidiens et saisonniers — ramen, tonkatsu, soba, udon, kaiseki, petites assiettes d'izakaya, onigiri de konbini à une heure du matin, et une poignée de choses que vous ne commanderiez jamais chez vous.
Au pays du soleil levant, on mange très bien dans des endroits ordinaires. Les petits restaurants de quartier sont souvent les meilleurs pour un bol de ramen, d'udon, de soba ou un porc pané. Les izakaya font le job pour les grillades, les petites assiettes et les repas décontractés arrosés d'une bière fraîche. Les sous-sols de grands magasins (les fameux depachika) proposent des préparations à emporter, des douceurs et des spécialités régionales. Les gares regorgent de bento, ces boîtes-repas prêtes à consommer. Et les konbini — 7-Eleven, FamilyMart, Lawson — sauvent la mise pour un onigiri, un sandwich ou une bricole à grignoter.
Réponse rapide : la nourriture japonaise pour un voyageur français
Ne surinvestissez pas dans le sushi. Construisez votre voyage autour du ramen, de l'udon, du soba, du porc pané (tonkatsu), du bol de riz garni (donburi) et des izakaya pour les repas quotidiens, avec une ou deux folies (comptoir de sushi, kaiseki, bœuf wagyu). Les konbini feront le petit-déjeuner et le grignotage de fin de soirée. Et surtout : choisissez chaque restaurant en fonction de sa spécialité — une seule chose, mais bien faite.
Fourchettes de prix indicatives (yens, 2026)
- Repas bon marché : ¥600–1 000
- Milieu de gamme : ¥1 500–3 500
- Folie : ¥10 000 et plus
- Konbini : ¥150–500
À titre indicatif seulement, ¥1 000 correspond à environ 6 € au taux de change moyen de 2026 (à vérifier le jour du départ). Toute la logique du budget se lit en yens, jamais en euros.
Ce que « nourriture japonaise » veut vraiment dire
Au-delà du cliché sushi
La plupart des gens débarquent au Japon en pensant : cuisine japonaise = sushi. C'est faux. La base d'un repas typique reste un bol de riz blanc, une soupe miso, un poisson grillé, quelques légumes en pickles (tsukemono) et parfois un petit mijoté. C'est ça, la vraie colonne vertébrale.
Le washoku, ou cuisine japonaise traditionnelle, est inscrit au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO. C'est un aspect fondamental de la culture du soleil levant. Mais dès que vous mettrez le pied au Japon, vous mangerez bien au-delà du washoku : du curry rice dans une gare, du poulet frit à minuit dans un konbini, un ramen au petit-déjeuner à Hokkaido parce qu'il fait froid et que les habitants font pareil.
Prévoyez de la diversité. N'idéalisez pas.
Pourquoi la culture culinaire japonaise se distingue de celle du reste de l'Asie
La différence saute aux yeux vite. Les portions sont plus petites. Les saveurs sont plus nettes. Chaque restaurant japonais fait une chose, et il la fait bien — pas de menu à 200 lignes.
Vous voulez du ramen ? Poussez la porte d'un ramen-ya. Envie de sushi ? Direction le comptoir spécialisé. Un porc pané, du soba ? Il y a un artisan pour ça. Pour le voyageur, c'est une aubaine : vous choisissez la boutique selon sa spécialité, et le plat s'impose. Rien à décider.
Les briques de base de la cuisine japonaise
Sauce soja, dashi et miso
Trois ingrédients portent la majorité de la gastronomie japonaise : la sauce soja, le dashi (un bouillon à base d'algue kombu et de flocons de bonite séchée) et le miso (pâte de soja fermentée). La sauce soja, le miso et le nori sont désormais présents dans de nombreuses cuisines en Europe.
Si vous goûtez quelque chose sans arriver à identifier la saveur, c'est presque toujours le dashi. Il est dans la soupe miso, dans le bouillon d'udon, dans les légumes mijotés, dans la pâte des takoyaki.
Riz, riz gluant et riz vinaigré
Le riz japonais à grains courts se retrouve à presque chaque repas. Le riz vinaigré, ou shari, est différent : c'est du riz à grains courts assaisonné de vinaigre, de sucre et de sel. Dans un vrai comptoir de sushi, c'est la vedette, pas le poisson. Certains chefs utilisent d'ailleurs deux sortes de riz vinaigré, chacun adapté à un poisson précis.
Le riz gluant (mochigome) est une autre partie du paysage : on en fait les mochi, ces petites pâtes moelleuses souvent fourrées aux haricots rouges (anko).
Thé vert, pickles et petites assiettes d'accompagnement
Le thé vert reste la boisson quotidienne par excellence, et il est offert gratuitement avec la plupart des menus teishoku (formule). Le matcha, sa version cérémonielle, est un thé en poudre battu au fouet dans l'eau chaude. Les pickles (tsukemono) et le gingembre mariné (gari) accompagnent presque tout.
Les plats japonais à planifier absolument
Voici la liste courte. N'essayez pas de tout caser dans une seule ville — répartissez sur votre parcours.
Prix indicatifs par plat (2026, en yens)
| Plat | Bon marché | Spécialisé / haut de gamme |
|---|---|---|
| Ramen | ¥600–1 000 | ¥1 500–2 500 |
| Udon / soba | ¥500–900 | ¥1 500–3 000 |
| Sushi (kaiten) | ¥100–500 / assiette | ¥10 000–30 000 omakase |
| Porc pané / katsu curry | ¥1 000–1 800 | ¥3 000–6 000 |
| Tempura (set) | ¥1 000 (tendon) | ¥8 000–20 000 (comptoir) |
| Yakitori | ¥150–300 / brochette | ¥6 000–12 000 (menu dégustation) |
| Bol de riz garni (gyudon) | ¥400–700 | ¥2 000–4 000 |
| Shabu shabu / sukiyaki | ¥3 000–5 000 | ¥10 000–25 000 wagyu |
| Kaiseki | — | ¥15 000–40 000+ |
Sushi et sashimi : poisson cru, riz vinaigré, art du geste
Le sushi est la recette japonaise la plus connue au monde. Il se décline du kaiten-zushi (tapis roulant) à environ 100 yens l'assiette, aux comptoirs Edomae plus discrets où le chef prépare chaque pièce sous vos yeux. Un sushi, c'est une base de riz vinaigré (shari) surmontée d'un neta — le morceau de poisson cru, de coquillage ou parfois de légume.
Trois mots à retenir :
- Nigiri : la petite boulette de riz avec une tranche de poisson par-dessus.
- Maki : rouleau de riz et garniture enroulé dans une feuille de nori.
- Sashimi : uniquement du poisson cru en tranches, sans riz.
Ne noyez pas votre riz dans la sauce soja. Trempez plutôt le côté poisson, du bout du morceau.
Ramen : nouilles, bouillon, une soupe qui varie selon la région
Le ramen, tout le monde connaît de nom. C'est une soupe de nouilles de blé plongées dans un bouillon (miso, shoyu, tonkotsu, shio), garnie de lamelles de porc, de nori et souvent d'un œuf mollet. Chaque région a sa version : tonkotsu bien gras à Fukuoka, miso puissant à Sapporo, shoyu classique à Tokyo.
Comptez entre 600 et 1 000 yens pour un bol de ramen très correct. Repérez les restaurants avec un distributeur de tickets à l'entrée : vous glissez vos pièces, appuyez sur la photo, tendez le ticket au comptoir. Aucun mot d'anglais requis. Honnêtement, c'est un des plaisirs les plus faciles de tout le voyage.
Udon : nouilles épaisses et bouillon dashi
L'udon, ce sont des nouilles épaisses de farine de blé, réconfortantes au possible. On raconte qu'elles sont arrivées de Chine il y a environ 800 ans. Aujourd'hui, c'est un déjeuner nourrissant et bon marché, servi dans un bouillon à base de dashi. Le kake udon — nouilles, bouillon, rien d'autre — a l'air spartiate mais tient parfaitement le repas. Ajoutez un œuf cru, des morceaux de tempura, des oignons verts.
La préfecture de Kagawa, sur l'île de Shikoku, est la capitale de l'udon. À Osaka, essayez le kitsune udon, avec sa grande tranche de tofu frit posée sur la surface.
Soba : sarrasin, service froid ou chaud
Le soba, ce sont des nouilles de sarrasin, plus fines, plus terreuses, souvent servies froides avec une sauce en accompagnement. Après une longue journée de temples à Kyoto, un soba froid avec quelques tempura à côté fait des merveilles. La famille des nouilles de blé (ramen, udon, somen) et celle du soba couvrent l'essentiel des repas quotidiens.
Tonkatsu, porc pané et katsu curry
Le tonkatsu est une escalope de porc pané au panko, frite jusqu'à devenir dorée, servie avec du chou blanc râpé, du riz et une sauce brune épaisse. Contrairement à ce qu'on imagine, ce n'est pas si ancien : le porc pané aurait été inventé en 1899 au restaurant Rengatei, à Tokyo, comme un plat d'inspiration occidentale — les Japonais consommaient très peu de viande de porc à l'époque.
Le katsu curry, c'est le même porc pané posé sur un curry japonais. Ce qui nous amène à…
Curry japonais : plus doux, plus épais, addictif
Le curry japonais n'a rien de traditionnel au sens ancien : il a été introduit à l'époque Meiji (1868-1912), probablement via les marines britannique et japonaise. Résultat : une recette qui ne ressemble ni au curry indien ni au curry thaï. Une sauce épaisse, riche, légèrement sucrée, versée sur du riz blanc, avec pommes de terre, carottes, oignons et un peu de viande.
Un plat de réconfort par excellence, surtout en version katsu curry. La chaîne CoCo Ichibanya est partout : pratique quand vous avez faim et zéro énergie mentale.
Tempura : légumes et fruits de mer en pâte légère
La tempura, ce sont des fruits de mer et des légumes plongés dans une pâte légère et dentelée, puis frits rapidement. La cuisson doit être ultra courte pour préserver la fraîcheur. C'est un des plats où le prix grimpe très vite : un comptoir de tempura à Tokyo peut monter à plusieurs milliers de yens, alors qu'un tendon (bol de riz garni de tempura) casual reste sous les 1 000 yens.
Yakitori : brochettes de poulet grillé
Les yakitori sont des brochettes de poulet grillées au charbon, assaisonnées au sel ou d'une sauce sucrée à la sauce soja (tare). Yaki signifie « grillé », tori signifie « poulet ». C'est un classique de fin de journée, à partager entre amis avec une bière glacée. Un bon yakitori utilise presque toutes les parties de la volaille : cuisse, blanc, foie, gésier, cœur, peau.
Le mieux : une petite ruelle enfumée. À Tokyo, les stands sous les voies ferrées de Yurakucho sont une référence.
Bol de riz garni (donburi) : le repas express
Le donburi est un bol de riz garni de viande, de fruits de mer, d'œuf ou de légumes. Rapide, rassasiant, partout disponible. Les grands classiques :
- Gyudon : bœuf mijoté.
- Katsudon : porc pané et œuf.
- Oyakodon : poulet et œuf.
- Tendon : tempura.
Un gyudon chez Yoshinoya ou Sukiya coûte moins cher qu'un café en France, arrive en trois minutes. Sauveur entre deux visites.
Shabu shabu et sukiyaki : le hot pot à la japonaise
Deux plats d'hiver en forme de fondue. Des tranches de bœuf ultra fines — le wagyu est coupé à 1 ou 2 millimètres pour cuire en quelques secondes. On trempe rapidement la viande dans le bouillon frémissant, puis dans une sauce ponzu ou une sauce sésame gomadare. On ajoute ensuite les légumes : shiitake et autres champignons, chou chinois, poireaux, carottes, tofu.
Le sukiyaki, lui, se cuisine dans une poêle en fonte peu profonde, traditionnellement en automne et en hiver. Un plat d'hiver populaire depuis le XIXᵉ siècle. La sauce de trempage traditionnelle du sukiyaki : un œuf cru battu.
Okonomiyaki : la « crêpe » au chou
Une sorte de galette salée. Une pâte à base de farine, du chou blanc râpé, des légumes et de la viande ou du poisson, le tout cuit sur une plaque, puis nappé de mayonnaise et de sauce épaisse, saupoudré de flocons de bonite et de nori. Osaka et Hiroshima s'en disputent la paternité, avec deux styles différents. Les deux méritent le détour.
Kaiseki : la haute gastronomie de Kyoto
Le kaiseki, c'est le sommet de la cuisine japonaise traditionnelle. Ce n'est pas un plat mais un mode entier : une succession de petites assiettes, ancrée dans la culture de cour de Kyoto au XVIᵉ siècle, quand les samouraïs de passage étaient servis en accompagnement de la cérémonie du thé.
À réserver dans l'ancienne capitale, souvent au sein d'un ryokan. Prévoyez plusieurs heures à table. Réservez trois à quatre semaines à l'avance.
Wagyu et viande de bœuf japonaise
Le Japon dispose de peu de pâturages, donc la viande de bœuf y est chère — c'est aussi pourquoi le poulet reste le choix quotidien. Le wagyu, notamment le bœuf de Kobe, est un luxe à s'offrir une fois. N'essayez pas d'en manger tous les soirs.
Soupe miso : le fond de sauce du quotidien
La soupe miso est un autre plat japonais renommé. Base de miso fermenté, mélangée à un dashi de bonite et de kombu. On la boit à table à côté du riz et des autres plats. Dans un régime traditionnel, la soupe miso est quotidienne — vous en aurez à chaque menu set, que vous la commandiez ou non.
Street food : où manger dans la rue
La street food au Japon suit une logique de quartiers plutôt que de balade au hasard. Manger en marchant est très mal vu dans beaucoup d'endroits — à Nishiki, la règle est de manger près de l'étal, puis de repartir.
Osaka : la capitale de la nourriture de rue
Osaka concentre l'énergie culinaire du pays. Le mot kuidaore — « manger jusqu'à s'écrouler » — résume son rapport à la table. Cap sur Dotonbori, près de la station Namba. Néons, foule, effluves de sauce et d'huile chaude.
À goûter :
- Takoyaki : boules de pâte fourrées au poulpe, ciboule, gingembre mariné, nappées de sauce et de mayonnaise, saupoudrées de bonite. Inventées à Osaka dans les années 1930. Mangez-les chaudes, mais prudence : l'intérieur est brûlant.
- Kushikatsu : brochettes panées et frites de viande, de légumes, parfois même de fraises. Le quartier de Shinsekai en est le berceau. Règle absolue : pas de double trempage dans la sauce partagée.
- Okonomiyaki : dans beaucoup de restaurants, vous cuisez vous-même la préparation sur la plaque chauffante.
- Karaage : poulet frit à la japonaise, mariné à la sauce soja, gingembre et ail. Croustillant à souhait.
Budget street food : entre 500 et 1 000 yens pour un okonomiyaki, un takoyaki, un ramen, un soba ou un udon.
Tokyo : des poches de street food dispersées
À Tokyo, la street food est plus disséminée. Asakusa, autour du temple Sensō-ji, offre la scène traditionnelle la plus dense. Cherchez les ningyo-yaki (petits gâteaux fourrés aux haricots rouges) le long de Nakamise-dori. Le taiyaki, ce poisson en pâte gaufrée fourré à la pâte de haricots rouges, remonte à l'époque Meiji et se décline aujourd'hui au chocolat, à la crème pâtissière ou à la patate douce.
Takeshita-dori à Harajuku, c'est l'autre extrême : crêpes multicolores, barbe à papa géante. Le marché extérieur de Tsukiji reste incontournable pour les fruits de mer grillés sur brochettes.
Kyoto : Nishiki, plus sage
Kyoto a une street food plus retenue, souvent liée aux abords des temples (mitarashi dango, matcha sous toutes ses formes). Le point d'ancrage, c'est Nishiki Market : une rue étroite de cinq pâtés de maisons bordée de plus d'une centaine de boutiques et de restaurants. On l'appelle « la cuisine de Kyoto ». On y trouve fruits de mer, produits frais, couteaux, ustensiles, sucreries, pickles, poisson séché.
Infos pratiques : le marché est ouvert tous les jours, mais chaque boutique a ses horaires. La plupart tournent entre 9h et 18h. Certaines petites boutiques familiales ferment un jour dans la semaine, souvent le mercredi.
Accès : depuis Kyoto Station, prenez la Karasuma Line jusqu'à Shijo Station. Nishiki est à moins de cinq minutes à pied, un pâté de maisons au nord de Shijo Avenue.
Rappel de savoir-vivre : ne mangez pas en marchant. On consomme près de l'étal, puis on avance.
Konbini et petites faims : le pilier caché
Ne snobez pas les konbini. 7-Eleven, FamilyMart et Lawson sont parmi les sources de nourriture les plus fiables du pays. Petit-déjeuner les jours de transport, en-cas après la fermeture des trains, repas honnête quand vous n'avez plus la force de déchiffrer un menu — les konbini couvrent tout.
Ce qui vaut vraiment le coup :
- Onigiri (boulettes de riz garnies au saumon, thon mayo, prune ume) : ¥150–200.
- Tamago sando (sandwich à la salade d'œufs) : la version 7-Eleven est célèbre.
- Karaage-kun (mini poulet frit de Lawson) : autour de ¥250.
- Oden en hiver : un plat d'hiver mijoté dans un bouillon dashi, avec du radis blanc (daikon), des œufs et des galettes de poisson.
- Boissons chaudes en canettes — café, thé vert, même soupe de maïs.
Une astuce budget : deux repas konbini + un vrai restaurant par jour, c'est un rythme viable pour la plupart des voyageurs.
Boissons : thé vert, saké et whisky japonais
Le thé vert accompagne les repas — souvent offert. En été, on lui préfère parfois le thé d'orge (mugicha) glacé. Le soir en izakaya, on commence à la bière, puis on passe au saké, au shochu ou au chuhai. Le saké est un alcool de riz fermenté, obtenu à partir de riz, d'eau, de koji et de levure.
Le whisky japonais mérite un mot à part. Suntory et Nikka raflent des prix internationaux depuis des années. Un verre dans un bar à whisky à Tokyo, c'est un des luxes simples du voyage. Ne cherchez pas d'affaires sur les vieux single malts, en revanche.
Étiquette et pièges à éviter
Quelques règles qui font tout de suite la différence :
- Ne mangez pas en marchant. Surtout dans les allées des sanctuaires et sur les marchés traditionnels comme Nishiki.
- Ne passez jamais de nourriture de baguette à baguette. Ce geste évoque un rituel funéraire.
- Ne plantez pas vos baguettes verticalement dans le riz. Même raison.
- Ne laissez pas de pourboire. Le service est inclus. Un billet sur la table peut vexer.
- Faites du bruit avec les nouilles. Aspirer son ramen ou son soba est parfaitement admis, presque attendu.
- Commandez la spécialité de la maison. Un ramen-ya fait du ramen, un soba-ya fait du soba. Ne demandez pas de fusion improbable.
- Ayez du liquide. Beaucoup de petits restaurants n'acceptent que les espèces ou passent par un distributeur de tickets.
Comment intégrer la nourriture japonaise dans votre itinéraire
Le meilleur réflexe : ancrer chaque ville sur ce qu'elle fait le mieux, puis laisser de la place aux découvertes de hasard.
Carte gourmande par ville :
- Tokyo : sushi (Tsukiji + un comptoir un soir), ramen, izakaya à Shinjuku/Shibuya, yakitori sous les voies de Yurakucho, kaiten-zushi pour un déjeuner facile.
- Kyoto : kaiseki dans un ryokan, Nishiki Market, soba, cuisine du tofu, douceurs au matcha à Gion.
- Osaka : takoyaki, okonomiyaki, kushikatsu à Shinsekai, izakaya de fin de soirée à Ura-Namba.
- Hiroshima : okonomiyaki version Hiroshima et huîtres.
- Fukuoka : ramen tonkotsu et yatai (stands de street food) le long de Nakasu.
- Hokkaido : ramen miso, oursin frais, crabe, jingisukan (agneau grillé). Quelques règles pratiques héritées de dizaines d'itinéraires :
- Réservez le kaiseki et le sushi haut de gamme deux à quatre semaines avant. Le walk-in ne marche presque jamais.
- Évitez le déjeuner copieux ET le dîner copieux dans la même journée. Les portions japonaises sont plus petites, mais un kaiseki ou un shabu shabu peut durer trois heures.
- Gardez un repas « on tente la queue » par ville. Repérez une file locale au déjeuner, entrez.
- Réservez le créneau bar à whisky ou izakaya pour la fin de soirée. Beaucoup ferment après minuit, alors que les restaurants stoppent le service vers 21h-21h30.
Un voyage sur mesure autour de la nourriture japonaise ?
Chez selfguidejapan.com, on conçoit des voyages en autonomie pour les gourmands : chaque quartier associé au bon repas, kaiseki réservé à l'avance, rythme ramen / izakaya / konbini intégré au planning quotidien. Vous nous donnez vos dates et vos envies, on fait le reste.
FAQ
Quels sont les plats japonais absolument à goûter en un voyage ?
Sushi (kaiten + au moins un comptoir), ramen, udon ou soba, porc pané (tonkatsu) ou katsu curry, tempura, yakitori, un bol de riz garni (donburi), shabu shabu ou sukiyaki, okonomiyaki, soupe miso, et un kaiseki à Kyoto. Répartissez-les sur plusieurs villes plutôt que de tout enchaîner en trois jours.
Quel budget prévoir pour la nourriture par jour au Japon ?
Comptez ¥3 000 à ¥5 000 par jour en mangeant simple (ramen, donburi, konbini), ¥6 000 à ¥10 000 avec un bon restaurant en plus des repas casual, et ¥15 000 et plus le jour où vous ajoutez un kaiseki, un omakase sushi ou un dîner wagyu. Les prix sont donnés en yens : c'est la seule référence stable.
La cuisine japonaise est-elle vraiment saine ?
La cuisine japonaise traditionnelle — riz, soupe miso, poisson grillé, pickles, légumes, thé vert — est parmi les plus équilibrées au monde, ce qui explique en partie que le washoku figure au patrimoine immatériel de l'UNESCO. La cuisine du voyageur, elle, mélange ça avec beaucoup de fritures (tempura, tonkatsu, karaage). Équilibrez avec du poisson grillé, du soba et des légumes tout au long du séjour.
Quelle est la différence entre sushi et sashimi ?
Le sushi repose sur du riz vinaigré (shari) surmonté ou enroulé de poisson cru, de fruits de mer cuits ou de légumes. Le sashimi, c'est du poisson cru en tranches, sans riz. Un vrai comptoir de sushi sert les deux, mais dans le sushi c'est le riz la vedette, pas le poisson.
Où bien manger avec un petit budget ?
Les enseignes spécialisées avec distributeur de tickets (ramen, gyudon, soba), les depachika en fin d'après-midi quand les prix baissent, les kaiten-zushi type Sushiro ou Kura Sushi, et les konbini. Un très bon déjeuner à moins de ¥1 000, c'est la norme un peu partout au pays du soleil levant.
Ai-je besoin d'un visa pour un voyage gastronomique au Japon ?
Non.
Depuis le 11 octobre 2022, les ressortissants français n'ont plus besoin de visa pour entrer au Japon pour un séjour touristique ne dépassant pas 90 jours. Un passeport valide sur toute la durée du séjour suffit, et il est recommandé de renseigner Visit Japan Web avant l'embarquement.
Que manger dans chaque grande ville — Tokyo, Kyoto, Osaka ?
Tokyo : sushi, ramen, izakaya, yakitori. Kyoto : kaiseki, soba, cuisine du tofu, Nishiki Market, douceurs au matcha. Osaka : takoyaki, okonomiyaki, kushikatsu, izakaya de nuit à Dotonbori et Ura-Namba. Choisissez un repas signature par ville plutôt que d'essayer d'épuiser le menu de chacune.
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Trois compagnies opèrent des vols directs depuis Paris-Charles-de-Gaulle :
Air France, All Nippon Airways et Japan Airlines, avec des départs prévus chaque jour de la semaine.
Depuis le contournement de l'espace aérien russe, les avions passent par la mer Caspienne et l'Asie centrale, ce qui porte la durée à 13h30-14h30 à l'aller et 13h-14h au retour. Depuis Lyon, Marseille ou Nantes, comptez 2 à 3 heures de plus avec transit à CDG ou Amsterdam.
Côté formalités, c'est simple : l'entrée sur le territoire japonais pour un court séjour ne dépassant pas 90 jours ne nécessite pas l'obtention préalable d'un visa pour les ressortissants français.
Les voyageurs sont invités à renseigner en ligne, préalablement à leur entrée sur le territoire, les informations demandées par les autorités japonaises sur le site Visit Japan Web afin de faciliter les contrôles à leur arrivée. Belges, Suisses et Luxembourgeois bénéficient du même régime. Le portail génère un QR code : gain de temps réel à Haneda ou Narita.
Petit conseil de voyage : arrivez avec un peu de yens en poche. Beaucoup de petits restaurants japonais restent en espèces, surtout ceux qui fonctionnent avec un distributeur de tickets à l'entrée.